Claudette Joannis
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La collection Les montres et clés de montres

Les montres et clés de montres


30 juin 2010
M. Philibert Rivière
Jean-Auguste-Dominique Ingres, M. Philibert Rivière, détail. Paris, musée du Louvre © RMN / Gérard Blot
Ensemble de montres rondes
Ensemble de montres rondes (Jean-Baptiste Baillon, Charles-Simon Bocher, Jacques Jérôme Gudin, Julien Le Roy, Pierre Le Roy), détail. Paris, musée du Louvre © RMN / Les frères Chuzeville
Portrait de Henri Samary, détail
Henri de Toulouse-Lautrec, Portrait de Henri Samary, détail. Paris, musée d’Orsay © RMN / Hervé Levandowski

À l’exception d’une montre-cadran solaire du xviie siècle, tous les exemplaires de la collection – montres de femme portées en pendentif (montres de col) ou à la ceinture (châtelaines), montres d’homme (de poche ou de gousset) – datent du xviiie ou du xixe siècle.

Ces montres illustrent bien l’évolution technique et décorative de cet objet : ressort à spirale (fin du xviiesiècle) assurant précision et régularité, échappements à verge, puis à cylindre (1720), puis à ancre, qui permettent de confectionner des montres de plus en plus plates, montres à répétition… Toutes ces innovations sont visibles sur les montres étudiées, tant dans le perfectionnement du mouvement que dans l’apparition de la représentation des minutes sur le cadran à partir de 1700, ou encore l’évolution du décor des boîtiers au xviiie siècle.

Nous trouvons aussi, sur leur platine (plaque soutenant le mouvement), l’inscription de quelques grands noms d’horlogers français (Jean-Antoine Lépine, Jean Chrysostome Tarault) ou suisses (la dynastie Breguet), ainsi que des fabricants anglais, qui ont la particularité de produire des montres à double boîtier.

Avant l’usage du remontoir à main inventé par Jean-Adrien Philippe en 1842, mais qui ne sera en usage que vers 1900, les mécanismes des montres étaient remontés au moyen d’une clé que leur propriétaire suspendait à la chaîne de sa châtelaine ou à celle de la montre. Les clés des montres d’homme, souvent volumineuses, étaient de véritables bijoux portés ostensiblement au revers du gousset. Elles étaient souvent ornées d’une pierre fine taillée, en général une citrine ou une améthyste.