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Matière = Or
Le cartouche de cette bague ne portant aucune inscription, il est difficile d’assurer que ces cheveux sont ceux de Charlotte Bonaparte, la nièce de Napoléon, comme l’a indiqué la donatrice. Entre 1815 et 1850, ce type de bijou était courant.
Cette sorte de bague religieuse, offerte souvent le jour de la communion dans la France traditionnelle, est appelée bague-chapelet ou bague-dizainier (ou bague-dizain). Les grains servaient à dire le chapelet.
Par sa simplicité et par sa dédicace, cette petite bague rappelle les bijoux sentimentaux du xviiie siècle. La bague de fiançailles de Joséphine, ornée de deux pierres précieuses et beaucoup plus luxueuse (Morel 1988, p. 250), appartiendrait encore aux collections de la maison impériale. Dans son testament (daté de 1929), le docteur Hugenschmidt précisait qu’il préférait léguer la bague au musée du Louvre plutôt qu’au musée de Malmaison parce que ce dernier n’« était pas suffisamment…
Le corail a longtemps été considéré comme protecteur des jeunes enfants.
La bague à chaton tournant ou pivotant existait déjà dans l’Antiquité. Elle connut un regain de faveur au début de la période néoclassique. Le personnage de l’Amour est répandu depuis le xviiie siècle. Les initiales « JB » pourraient laisser penser à Joséphine Bonaparte. Dans un inventaire de bijoux dressé en l’an XII (1804) est mentionné : « une bague tournante en cornaline gravée ».
Dans la tradition des présents officiels, Napoléon III suivit les pas de son oncle Napoléon Ier en offrant des bagues et des boîtes ornées du « N » et de la couronne impériale en diamants.
Le prénom de Joséphine est très répandu dans les familles princières et impériales autour de Napoléon. Il peut s’agir ici d’un présent fait par la fille du prince Eugène, épouse du roi de Suède Oscar, fils de Bernadotte, ou par l’impératrice Joséphine elle-même à sa nièce. En effet, les bijoux offerts portent souvent les prénoms des dédicataires.
La scène figurée fait allusion au moment où Napoléon apparut revêtu de son uniforme à l’ouverture de son cercueil à Sainte-Hélène en 1840, avant le rapatriement de son corps lors du Retour des cendres. Une bague similaire est reproduite dans l’ouvrage Les Bagues, symboles de richesse de pouvoir et d’amour (Scarisbrick 1993, p. 182).