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Technique = Ciselure
Le goût pour le Moyen Âge et la Renaissance sous la Restauration et la monarchie de Juillet s’exprime dans les bijoux par des formes en volumes : figures chimériques, putti, femmes allongées… Un des plus remarquables représentants de ce goût est l’orfèvre François-Désiré Froment-Meurice, distingué à la grande exposition de Londres en 1851. Il reçut de nombreuses commandes officielles.
Vers 1880, ces faces-à-main à système étaient très à la mode pour les femmes, qui les suspendaient généralement à une chaîne ou à un sautoir.
Pour ce bracelet, véritable pièce d’orfèvrerie, François-Désiré Froment-Meurice a fait appel au sculpteur James Pradier. Cette association entre orfèvre et sculpteur était alors fréquente. Ils collaborèrent à plusieurs reprises pour la réalisation de bijoux et de statuettes. La pièce présentée ici est une réplique en argent doré d’un premier bracelet en or, réalisé par François-Désiré Froment-Meurice en 1841, qui est conservé au musée des Arts décoratifs à Paris (inv. 24384).
Ces faces-à-main en écaille pouvaient avoir plusieurs fonctions et être accompagnés de vinaigrette, de loupe, d’éventail…
Le monocle se tenait à la main, comme le face-à-main. Utile pour une vision défaillante, c’était aussi un objet d’élégance qu’à la période romantique on pouvait porter en sautoir, suspendu à une chaîne. En période de deuil, le cordon pouvait être un ruban moiré noir (selon le journal Le Conseiller des grâces, 1824).
Plusieurs bracelets-rubans de ce type ont été réalisés par le joaillier Mellerio. Ils représentent les membres de la famille d’Orléans vers 1840 (collection particulière) et ont été publiés dans le cat. exp. 2000 Parisb sous les nos 186, 187 et 188.