Claudette Joannis
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Demi-parure de la reine Hortense (bracelet, quatre épingles-médaillons, quatre épingles…
Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau

État de conservation

Bon état de conservation.

Historique

Cet ensemble bracelet et épingles dans leur écrin a appartenu à la reine Hortense (1783-1837), qui l’offrit à Mme Marchand, née Mathilde Brayer (1805-1881). Celle-ci avait épousé en 1823 l’ancien valet de chambre de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, Louis Joseph Narcisse Marchand (1791-1876), qui était l’un des exécuteurs testamentaires de l’Empereur. L’ensemble fut transmis à leur fille, Malvina Mathilde, épouse d’Édouard Desmazières. Il fut donné au musée en 1924 par le comte Albéric Desmazières-Marchand.

Don d’Albéric Desmazières-Marchand, entré au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau en 1925.

Description

Le bracelet est constitué de quatre médaillons de corail gravé en camée représentant des têtes féminines à l’antique ; ils sont entourés de perles fines et intercalés de trois fleurons en or découpé recouvert de perles. Une petite chaîne de sûreté est attachée près du fermoir à cliquet.
Les quatre épingles à médaillon sont constituées d’un médaillon de corail gravé en camée entouré de perles fines monté sur une tige torsadée. Les médaillons ronds sont gravés de têtes féminines à l’antique, les ovales, de silhouettes de femme drapées. Une petite chaîne de sûreté accompagne chaque épingle.
Les quatre petites épingles sont en or, leur tête en or facetté.
L’écrin, d’origine, est en forme demi-lune, en bois recouvert de maroquin violet ; le dessus du couvercle est bordé d’une frise de fleurettes dorées au petit fer et porte en son centre un motif décoratif en accolade en incrustation de cuir orange centré d’un autre motif géométrique en cuir vert. La partie inférieure, soulignée d’un rebord doré, contient un présentoir en velours violet. Assemblage par charnière et fermeture par deux crochets latéraux.

Commentaire

Par leur délicatesse, leur faible relief et la présence de perles fines, ces bijoux sont très caractéristiques de l’époque Empire ; comme ils sont très fragiles, peu d’entre eux ont survécu jusqu’à nous.
Dans l’écrin, les quatre épingles présentées tête-bèche devaient être à l’origine deux pendants d’oreilles ; les quatre petites épingles à tête ne nous sont sans doute parvenues que grâce à la présence de l’écrin, dans le velours duquel elles sont piquées.
Les camées, montés à Paris, provenaient vraisemblablement de Torre del Greco, près de Naples, où un centre important du travail du corail avait été fondé par un Français, Paul Bartholomé Martin.

Copyrights

Étapes de publication :
Claudette Joannis, 30 juin 2010, rédaction de la notice pour première publication.

Pour citer cet article :
Claudette Joannis, « Demi-parure de la reine Hortense (bracelet, quatre épingles-médaillons, quatre épingles à tête) dans son écrin » dans Catalogue des chefs-d’œuvre de la collection Grandidier de céramiques chinoises du musée national des Arts asiatiques – Guimet, mis en ligne le 30 juin 2010. https://bijoux-malmaison-compiegne.fr//notice/notice.php?id=237
© Réunion des musées nationaux – Grand Palais et musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, 2023

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